Le Marie-Louise

bar marie louise

J’habite Le Havre désormais.

Hier, j’ai rendu visite à Jacotte qui tient le Bar Marie-Louise sur le quai de Saône, là où a été tourné Jean & Nelly, entre autres (il faut ajouter des scènes de Le Havre de Kaurismäki avec Little Bob, et de La fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy).

jacotte

Elle m’a appris qu’elle allait vendre son bar (avec licence IV) du fait d’une fréquentation pas assez constante dans ce quartier désormais transformé. Je tremble à l’idée qu’un repreneur casse le décor de ce lieu si chargé de poésie et d’histoire populaire havraise, figurant en outre sur les guides touristiques.

Gageons qu’on trouve une solution associative pour sauver ce vestige kitsch qui fait partie en quelque sorte du patrimoine havrais.

Max

Bar pano

Photos Hugo Miserey

Une soirée cinoche aux Bouillons !

affiche bouillon Samedi 18 avril 2015, 20 h à la ferme des Bouillons de Mont Saint Aignan (Métropole de Rouen) , projection de mon court-métrage Jean & Nelly dans le cadre d’une soirée « polar à la ferme » : – exposition des photos de Serge Acher sur Rouen Rive noire en présence de David Querret auteur du livre éponyme (Cogito)

– lectures d’extraits de polar par la Compagnie de lecture à haute voix

– soirée « Le Quai des brumes » avec la projection du film de Marcel Carné (ce film noir, certes poétique, comprend tout de même 4 morts : un suicide, 1 meurtre et 2 assassinats) et de mon court Jean & Nelly Discussions, ambiance bon enfant ! Rappel : Marché fermier de 15 à 18 h, en même temps, découverte de la permaculture par l’association Cardère. Pour se rende à la ferme des bouillons La ferme des bouillons est un lieu de lutte. Elle est occupée afin de s’opposer à l’installation d’un hyper Auchan. Elle est devenue un symbole pour expérimenter les alternatives à l’agriculture productiviste notamment. Si en plus on y pratique des actions culturelles alternatives : à soutenir absolument.

Venez nombreux !
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Patrice Guillesser dans le rôle de Gabin

Clap de fin ! Enfin !

Il est de tradition de faire bombance à la fin du tournage. Faute d’avoir pu réunir la troupe au complet en 2013, la soirée a commencé le 24 janvier 2015 au bar Le Marie Louise, quai de Saône au Havre, lieu où a été tourné le film. Joyeux apéro champagne chez Jacote et couscous royal chez Patrice « captain » Guillesser. Comme quoi tout finit par arriver !  Au cours de la soirée furent projetés le court et les photos du tournage. Ah mes amis, la projection sur grand écran a été une véritable révélation, car nous n’avions vu notre Jean & Nelly que sur écran d’ordi portable, la plupart du temps. La troupe trace déjà les perspectives d’un prochain tournage. Max Obione et Pierre Possien ont promis de donner la première mouture du futur scénario dans le courant du printemps prochain. Ce serait un polar et un moyen métrage… on n’en sait pas plus ! (à suivre)

la fiesta chez Jacquotte pix 24 janv 2014 en 72De gauche à droite : Sabine Guillesser, Patrice « Captain » Guillesser, Max Obione, Ambre Miserey, Jacote, Marylène Jouen, Alexandre Xenakis, Claude Soloy, Roger Guillesser, Jackye Soloy, Matthieu Farcy et Hugo Miserey (manque Emeline Miserey et Bruno Gatineau)

« Action ! »

le 11Après le choc des 7 et 9 janvier, le sursaut du 11, la sortie du numéro de Charlie, la vie reprend car elle est définitivement plus forte que tout !

Samedi 24, je réunis toute l’équipe au Havre pour festoyer à la santé de la création de Jean et Nelly et tracer les perspectives du nouveau film actuellement en phase d’écriture.

Paix Haine

Cet article signé Philippe Tual est publié dans Paris Normandie (PN) alors que l’on hurle notre colère et notre chagrin face à l’horreur des assassinats perpétrés le 7 janvier à Paris dans les locaux de Charlie Hebdo… J’aurais tant voulu échapper à cette couverture tragique. Hier, l’émotion m’a submergé, j’ai été incapable d’aligner deux mots, ces fascistes m’ont amputé d’un membre, ma famille est en deuil.

Les amis de Charlie

– Charb, de son vrai nom Stéphane Charbonnier, 47 ans, dessinateur, directeur de la publication de Charlie Hebdo.

– Cabu, de son vrai nom Jean Cabut, 76 ans, dessinateur, pilier de Charlie Hebdo et du Canard enchaîné, ancien du journal Hara-Kiri, l’ancêtre de Charlie Hebdo.

– Georges Wolinski, 80 ans, dessinateur , membre de la bande d’Hara-Kiri dans les années 1960 puis pilier de Charlie Hebdo.

– Tignous, de son vrai nom Bernard Verlhac, 57 ans, dessinateur, pilier de Charlie Hebdo et de Fluide glacial.

– Bernard Maris, alias « Oncle Bernard », 68 ans, économiste, chroniqueur à Charlie Hebdo et sur France Inter.

– Honoré, 73 ans, dessinateur à Charlie Hebdo.

– Michel Renaud, fondateur du Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand, ex-directeur de cabinet du maire de la capitale auvergnate.

– Franck Brinsolaro, 49 ans, policier du service de la protection (SDLP), affecté à la protection de Charb.

– Ahmed Merabet, 42 ans, policier, membre de la brigade VTT du commissariat du XIe arrondissement.

– Mustapha Ourrad, correcteur.

– Frédéric Boisseau, agent d’entretien.

– Elsa Cayat, psychanalyste et chroniqueuse.

Les manifs spontanées ici ou là redonnent l’espoir sinon la certitude que nous vaincrons la barbarie. Pour la connerie, ce sera plus long ! Je suis CHARLIE. Mon esprit libertaire a été nourri par Hara Kiri dans les années soixante (le privilège de l’âge !) et Hara Kiri Hebdo puis Charlie Hebdo auquel je suis abonné. Que vive la liberté ! Que vive Charlie ! No passaran !

-o-

« Il était une fois Le Havre, terre de cinéma pour Kaurismäki ou Carné lorsqu’il adapte en 1938 Quai des Brumes, le roman de Pierre Mac Orlan. La légende des amants Nelly et Jean joués par Michèle Morgan et Gabin : « T’as d’beaux yeux, tu sais… Embrassez-moi ! »

Le Rouennais Max Obione s’empare du mythe et du décor pour réaliser son premier film, Jean & Nelly, qu’il tourne Porte Océane, dans le bistrot de Jacotte qui avait déjà prêté son zinc à Little Bob pour une scène du film d’Aki.

« Ce film, c’est une histoire de famille et d’amitié. Quand tu mets autour d’une table un musicien, un photographe, un acteur, un romancier, et qu’ils veulent travailler ensemble, le mieux c’est de faire un film », prévient le forçat du roman noir, qui trouve dans ce sujet matière à partager son goût du cinéma – Tarantino y côtoie Prévert – son sens de l’absurde, son tropisme pour le fantastique social.

L’ensemble, tourné en trois soirées autour de l’année 2013, aura nécessité « deux ans de travail et de retards divers ».

Exercice d’admiration

Voilà donc un film en (gros) rouge et noir – l’action se situe dans ce fameux bistrot du quai de Saône – où le Stéphanais Claude Soloy/Charansol frotte et percute les mots pour en faire jaillir des étincelles d’esprit, des idées incendiaires. Où le regard d’Ambre Miserey/Nelly fait chavirer le marin. Où Patrice Guillesser/Gabin impose sa carrure au cadre de la caméra en déversant un torrent de cailloux dans le micro du perchman. « C’est un exercice d’admiration, en toute humilité », avoue Max Obione qui planche déjà sur son prochain film avec le jeune scénariste Pierre Possien. »

PHILIPPE TUAL

Ils l’ont vu, premiers échos…

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Julien Védrenne a vu Jean et Nelly (12/12/2014)

« Le résultat est très honnête. Le montage aussi, lui qui évite le fondu enchaîné à outrance mais qui offre une suite de séquences parfois coupées abruptement. Mais pour un premier court métrage, c’est plutôt une réussite, et le spectateur prend un certain plaisir à se laisser embarquer dans les brumes de Max Obione. »

Lire l’article en entier

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Lucien Germain a vu Jean et Nelly (15/12/2014)

« C’est un court métrage réussi à tous les niveaux : image, lumière, musique, comédiens et dialogues.

Si je place « image» en premier, c’est que je considère qu’un film, c’est d’abord le travail sur l’image, tout comme le mot et sa cuisine dans un roman. Bien entendu, l’image doit être au service d’une histoire, elle doit la porter, et c’est pari gagné pour ce film. Je ne vais pas en faire l’analyse, je trouve que le noir et le blanc sans contrastes exagérés rendent compte d’une atmosphère qui se veut apaisée ou en voie de l’être. Le choix du noir et blanc avec l’inclusion « technicolor » des « beaux yeux » est une jolie trouvaille, ça surprend le spectateur, rien de gratuit là-dedans, un retour à la modernité et un merveilleux clin d’œil à Morgan et Gabin ! (Les deux visages sont pris dans un objectif circulaire qui se resserre sur eux.)

Une accentuation du noir (les ombres) aurait, selon moi, chargé les personnages de drames non digérés, de crimes à venir, et faussé l’esprit du film, ce n’est pas le propos de Scarface ou de M le maudit. Les dernières images sont différentes, caméra au poing, ça bouge, ça indique autre chose, et j’en arrive à l’histoire proprement dite.

Atmosphère à la Prévert, inventaire aussi avec tout ce petit bordel d’affichettes, de bouteilles, de verres et de tasses. Ici, le décor est posé, calme; le souvenir est présent, mais une nostalgie qui exclut le sang, les règlements de comptes, la violence du polar (Le troquet ne s’appelle-t-il pas « Le Quai des brumes » ! Tout un programme…). On s’y sent bien, à l’abri du froid et de la connerie universelle, ça permet d’échanger sur Carné et les autres, de refaire le monde.

Le film se termine sur un haussement de sourcils : est-ce une farce, un bon tour joué par le patron immature (ne se prend-t-il pas pour Gabin ?) ou bien ce personnage est-il une crapule sympathique, soucieux peut-être de se payer « sur la bête » d’une ardoise non réglée. J’aime cette ambiguïté de sens.

On aimerait qu’il soit long métrage, on compte sur Max Obione pour de nouvelles aventures au pays de son bel imaginaire et quelle qu’en soit la couleur. »

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Joe Incardona a vu Jean et Nelly (16/12/2014)

« Sympathique, frais, agréable, avec un petit plus pour le comédien qui joue le poivrot… Il gagnerait peut-être en « efficacité » au montage en affichant davantage l’ellipse, quelques secondes par-ci par-là qui ralentissent parfois inutilement la narration. »

(Joe Incardonna : auteur de romans noirs et cinéaste suisse)

 

Tout chaud, tout beau !

Il est sorti !

….et on peut même l’acheter d’ores et déjà au prix modique de 12.90 €

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Couverture jacket J&N

Le Havre… Dans le bistrot Le quai des brumes, le patron prétend être le fils de Jean et de Nelly, les deux amants du film de Carné… Il discute cinéma avec le dernier client… Rentre une fille qui a les yeux de Nelly…

Avec Patrice Guillesser, Claude Soloy, Ambre Miserey et Bruno Gatineau. Scénario et dialogues : Max Obione. Photographie : Hugo Miserey. Son : Matthieu Farcy. Montage : Alexandre Xenakis. Musique originale : Emeline Miserey. Réalisation : Max Obione

LES FILMS DU GABELOU. Court métrage. Noir et blanc. Menu : Film-Interview-Making of. Durée du film : 14 ‘

(A suivre…)